Note sur la suppression générale des partis politiques

Un des textes les plus courts de la philosophe Simone Weil concerne le principe de parti politique et la nécessité de les supprimer.

Presque partout – et même souvent pour des problèmes purement techniques – l’opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s’est substituée à l’opération de la pensée. C’est une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s’est étendue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée. 

Ce texte est étonnant par sa radicalité et sa précision. Simone Weil explique très simplement les raisons qui justifient la suppression générale des partis. Elle ne voit aucun bien à leur existence et énumère le trouble que ces partis ont jeté sur la notion de l’état. Elle s’empare d’un sujet presque banal, souvent cliché des conversations de comptoirs, pour en faire un manifeste replaçant le citoyen au cœur de la société. Simone Weil explore tous les mécanismes des partis et la manipulation sur les comportements humains et citoyens. Elle aborde notamment cette question de la passion générale. Pour sortir le texte de toute mauvaise interprétation, cet essai est entouré de propos éclairants. Les avant-propos et postfaces permettent de voir l’évolution du point de vue sur l’existence des partis. Aujourd’hui, remettre en cause leur présence est associé à un déni de démocratie. Cela permet de comprendre la force du propos de la philosophe.

Cet essai de Simone Weil est édité par Flammarion au prix de 6€.

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