Kidz tome 1

Scénario de Ducoudray
Dessin de Joret

Tout commence dans un quartier résidentiel. Une course poursuite entre des adolescents et des zombies. Un combat au bord d’une piscine. Ici, tente d’exister le dernier bastion de l’Humanité, des enfants, des garçons d’une dizaine d’années. 3 mois après une grave épidémie, seuls quelques êtres existent encore. La bande de Ben découvre la présence de 2 autres survivants, 2 filles, Peggy et Sue.

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Dès l’ouverture, cette bande dessinée a un rythme très soutenu, une tension forte et une nervosité perceptible par les couleurs, les cadrages et les attitudes. Avant de vraiment rencontre les personnages – êtres en plein mouvement, il y a un sentiment d’urgence. Les personnages sont à bout de nerfs. La grande épidémie est passée. Les zombies sont en train de mourir de famine. La cause réelle de tout cela n’est pas vraiment importante. Ce qui compte est la survie de ces ados marqués par le traumatisme violent de la disparition de leurs parents. Chaque cœur est envahi par ces chocs, personnels et intraduisibles. Les dialogues les amènent à exprimer leur incompréhension face aux événements dont ils ont été témoins. La narration alterne ainsi les scènes d’action – moyen pour ces ados de cacher leur peur – et les scènes plus posées, plus dialoguées, révélatrices d’une incapacité à sortir ce qui leur pèse. Les auteurs montrent leur épuisement et la radicalité de leur âge. Il n’y a pas beaucoup de douceur ou de tendresse car tout cela est enfoui. L’arrivée de deux filles inconnues renforce le chemin obscur parcouru par les personnages. Les couleurs choisies (notamment les aplats de couleurs) et les cadrages très marqués créent un dynamisme dans l’enchaînement des scènes. Tout va très vite et rien n’est serein. Il y a une sorte de transition de maturité qui est traité, démontrant les failles ouvertes de chaque personnage. L’ensemble de cette communauté improvisée évolue en plein mystère très bien maintenu dans ce premier tome. Cette évolution est symbolisé très facilement par l’énigme propre à ces récits d’apocalypse : qui sont vraiment les survivants ?

Cette BD est publiée par Glénat au prix de 14,95€.

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