Le retour de Jules

Le narrateur retrouve Jules, chien d’aveugle au chômage et tente avec l’aide d’Alice, son ex, de le sauver d’une mort annoncée. Tout cela au milieu de croisements amoureux, d’un adolescent suspect et d’une grand-mère menacée.

On a imaginé des lendemains neufs en se caressant jusqu’à ce que nos doigts soient complètement gourds. Alors on a bousculé notre tente d’Esquimaux dans l’herbe raidie par le gel, et on a fini par s’endormir bouche à bouche. 

Didier van Cauwelaert est un conteur vif et percutant. Que ce soit dans ses dialogues ou les portraits de personnages (secondaires ou non), il dresse un tableau d’une situation avec rapidité et précision. La suite de son dernière succès littéraire, Jules, bénéficie de ses qualités. Toutefois, la trame narrative peine à s’installer. Dans le premier chapitre, l’auteur parvient à remettre le lecteur dans le bain, reprendre le fil des situations et boucle avec l’enjeu du roman, « sauver Jules considéré comme chien dangereux ». À cette rapidité d’exécution succède un enchaînement un peu plus laborieux pour lancer cette nouvelle intrigue. La transition est difficile jusqu’au moment où le lecteur se trouve au cœur du nœud dramatique. Didier van Cauwelaert joue avec le rythme de la comédie. On attend alors les pépites d’observation toujours drôles que nous réserve l’auteur.

Ce roman est publié par Albin Michel au prix de 16,50€.

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